Jeannot « le merdeux » … et son puits

Jeannot « le merdeux » … et Baffie

chez od et moi jeannot

Note du rédacteur : Oreilles chastes S’abstenir ! Jeannot « le merdeux » , s’exprime avec un langage particulièrement fleuri. Jeannot c’est un « vieux de la vieille » version crado. Et sa solitude n’arrange rien. Veuf, il a aussi perdu ses amis, victimes très certainement d’abus de libations. Ce qui n’empêche pas Jeannot « le merdeux »  de perpétuer la lignée des vieux chieurs en milieu rural !

« Fumiers de lapin ! Tas de bouses ! Trous du fion mal torchés ! Racailles ! Parisiens ! Dégagez ou je sors ma pétoire ! Tiens ! Je la sors ! (PAN !) Tu l’as eue dans l’cul celle-là ! Tu vas en chier toute la nuit enfoiré ! Dégagez ou je jette les grenades ! Tiens je les jette ! (BAOUM !) Vous z’aurez pas mon puits, fossoyeurs à purin ! Râclures ! Peaux d’zobis ! Vomis ! Erreurs de la nature ! Dégagez ou j’appelle les flics pour qu’ils ramassent à la cuillère les tripes de vos cadavres ! Exploiteurs ! Mous de tout ! La sécheresse ne passera pas par moi ! J’vais vous dézinguer! Sous-merde! Vampires ! DÉ-GA-GEZ !!! de chez moi !!!»

Pour Jeannot « Le merdeux », in vino veritas, c’est sûr, mais la vérité n’est-elle pas également au fond du puits ?chez od et moi puits jeannot

Le puits, « SON » puits. Voila bien un sujet qui titille le Jeannot et qui lui met facilement les nerfs à vif.

Alors, comme il en a pris l’habitude, il « vire les étrangers » à sa façon. Tout en nuance …

Le fait est, que sa propriété attire les envieux. Quand la canicule s’installe, comme en ce début d’été, ils sont nombreux à lorgner sur le bout du bout des champs de Jeannot, pour voir « au cas zoù », si le fameux puits, remplissait bien sa fonction première, à savoir fournir de l’eau, et si, Ô miracle ! ils ne pourraient pas se servir un peu.

Mais la bête humaine, ou le bête humain, vous choisissez, veille sur son « trésor », et plutôt deux fois qu’une.

Ce matin, comme il le fait de temps en temps, il lui a « rendu visite » et lui a … parlé:

«Salut mon grand, tu sais qu’je t’aime toi. Et je suis pas prêt d’te partager. C’est qu’il y en a là’d’dans !!! Ben ouais, y a des choses … tu t’souviens ?

Y a quand la Marinette et moi on n’avait pas de chiottes … c’était pratique de te filer toute la cargaison. Sauf que les vaches, à force de boire l’eau, elles tombaient malades.

Pi y avait les canettes qu’on te mettait au frais, fallait les essuyer un peu quand on lichait, mais on n’était pas bégueules.

Mais le mieux c’est le coup de mon pote Lucien. Tu te souviens du pote Lucien ? Mais si … avec Fernand on lui avait fait croire qu’au fond de toi y avait des billets de banque d’un cambriolage … qu’ y avait qu’à se pencher pour les voir !

Ben ça a pas loupé ! Un croche-patte, sans faire exprès, et HAAAAAAAAAA !!!!!!! qu’il a fait le Lucien.  CRAAAC ! PLOUF ! ça a fait !

Et avec le Fernand on rigolait pire que des baleines croisées avec des hyènes. On a crié : Hé Lucien ! T’as pied ? T’as touché les fonds ? Accroche-toi au seau de merde !!! Pi rien … y répondait pas.

Je sais pas si il est remonté un jour, mais on l’a jamais r’vu !

Et au bout d’une semaine, mes vaches semblaient bourrées. Son corps pourri devait distiller de la gnôle du père Léon …

Bon, c’est pas qu’il m’énervait le Lucien, mais c’était quand même bien fait pour lui. Il draguait ma femme, la Marinette. Paix à son âme la pov’fille !

Elle a voulu voir si on déconnait, ou si son prétendant de mes couilles, était bien clamsé dans l’puits.

Pi elle a fait HAAAAAAAA !!!!!  après qu’elle s’soit penchée …

Sans le vouloir, en nouant mes lacets de souliers je lui avais filé un coup de cul. Ça la envoyée valdinguer comme une poule à qui on a foutu un shoot de pied dans l’aile …

Tiens, tu permets ? j’te pisse un coup d’dans. C’est pas que je marque mon territoire, mais ces histoires, moi ça me retourne à chaque fois. Et dans ces cas là, j’ai la prostate qui m’cherche.

AHH ! putain ça fait du bien !

Bon, c’est pas qu’j’m’ennuie mon vieux puits, mais j’ai la dalle. J’ai le cassoulet qui mijote.

Je r’viens tantôt et tu sais quoi ? On se racontera l’histoire des scouts et des scouteuses qu’étaient v’nus camper sans me d’mander.

C’est quoi le bruit de dégeulis qu’tu fais ? On dirait qu’tu rotes de joie !!!??»

Comme cerner , à défaut de sa propriété, la personnalité de Jeannot Le Merdeux? Le mieux est sans doute de lire, ou relire, les premiers épisodes parus dans « Chez Audrey et moi », rubrique « Jeannot » !!!

 

 

 

 

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