C’EST LUNDI ! (Cherchez-pas, vous allez comprendre …) 20/02/2017

od et moi jukebox Capture♫C’est lundi !♫Hein ♫! Hein ♫! Hein! Hein ♫! ♫

♫Dans mon lit♫! Hein ! Hein! Hein! Hein !

♫C’est lundi !♫Hein ♫! Hein ♫! Hein! Hein ♫! ♫

♫Envie de pipi …♫

4-0

C’est impressionnant le caméléonisme polymorphique, bigarré et picaresque ou l’inverse.

Tu écris, ou tu lis 4-0.images

Et par une forme de communion de pensées, s’impose  une vision plus ou moins identique d’un même évènement, à des millions de personnes.

Voire plus.

4-0 et tu vois Messie.

Pour un peu tu verrais le doigt du sage dans sa lune.

Ce qui diffère grandement, c’est la réaction de chacun.rock-homme-qui-casse-sa-guitare

Pour les uns, toujours les mêmes, l’encéphalogramme reste désespérément plat. Avec la tête qui va avec. Plate.

Pour d’autres, les mâchoires se crispent, traduisant, au mieux une constipation, au pire la tristesse absolue d’un Catalan cocufié par sa guitare. Et par son équipe de foot. Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe !

4-0 et d’autres visages s’éclairent.

C’est la joie qui transpire des pieds. Là aussi on peut constater une légère crispation de la mâchoire. Mais c’est juste pour dissimuler un sourire niais (tu sais, celui que tu arbores quand tu es amoureux).

4-0

Sans espoir de retour ou presque.

4-0

Ça claque comme la porte d’un corridor de la mort.

A ce propos, je me suis toujours demandé depuis hier, ce qui était le plus triste :

Une porte de prison qui s’ouvre pour faire entrer un condamné ou la porte qui se referme derrière lui ?

Tu m’écrirez ce que vous en penses. Et tu pouvez me voutoyer sinon.

4-0

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Je ne m’en lasse pas.

Je mange PSG, je bois PSG, je me baigne PSG, je bronze PSG, je dors PSG, je lis PSG, je me brosse les dents PSG, on me parle PSG, je maraboute PSG, je m’arc-boute PSG …

C’en devient fatigant … pour les autres.

Mais arrêtez de parler football, ça va se voir. Rêvons plus grand !

Plus grand que quoi, on n’en sait rien, mais rêvons plus grand. C’est une devise du club. Tu sais, celui qui a gagné 4-0. Mais stop!

Parlons plutôt d’un sujet qui passionne « les foules », en Anglais « the fools », à savoir le temps.

Pas le temps qui passe, le climat.

Alors :

Vers la gauche, c’est moyen, à droite moyen, au centre moyen, au dessus moyen.

En bas par contre, c’est beaucoup mieux. Surtout au Sénégal.

34° à l’ombre du nuage (il n’y en a qu’un, ici ce n’est pas très riche). Ou sous le baobab de ton choix.

L’eau est mouillée et pèse 26° sans les poissons. Elle atteint 29° avec les grosses crevettes.

Le fond de l’air est moins frais à Popenguine qu’à Dakar. Les vaches vont bien. Les ânes vont bien. Les cochons se cachent avant de mourir. Les chiens vont bien. Les chats vont bien. La famille ça va. Le travail ça va. Et toi ça va ? Mamadou est décédé ? Et sinon il va bien ? Bref la routine.

On dirait des vacances ! Des grandes.

C’est peut-être ça « Rêvons plus grand » ?

C’est peut-être « Rêvons plus grandes vacances » !

Ce n’est pas Français ? Bein non, c’est Sénégalais.

Mais tout n’est pas parfait dans les grandes vacances. Exemple :

Hier aujourd’hui dimanche, je n’avais plus de bière à la maison et plus de cigarettes. Et Rosalie ne travaille pas le dimanche, sous je ne sais quel prétexte (Rosalie c’est une dame qui va m’acheter des bières et des cigarettes pour la maison sauf le dimanche on ne sait sous quel prétexte).

Croyez-moi ou non, j’ai dû interrompre momentanément ces grandes vacances et effectuer 300 mètres (à pieds !) pour aller chercher le minimum vital à un toubab en grandes vacances !

Pour se faire, sachant que je devais traverser une partie du village avant d’atteindre « l’alimentation », je me suis habillé sobrement, pour ne pas choquer la population locale en pleine sieste.

Caleçon PSG, T-Shirt PSG, casquette PSG, la tenue me paraissait adéquate pour me fondre dans le typique paysage poussiéreux et comme il se doit, local.

Mais que non !vieux-joueur-de-cornemuse-jouant-la-cornemuse-31827513

A ce moment du récit je me permets une parenthèse …

Un jour gris et pluvieux (l’un va rarement sans l’autre), nous étions, un ami et néanmoins copain et moi, en train de deviser joyeusement sur une place centrale d’Edinburgh. Pour vous dire comme on était joyeux! c’était il y a au minimum un couple d’années me semble-t-il.

Quand soudain, un cornemusicien  entreprit de souffler dans son instrument à la vue de tous !

Et l’exhibitionniste en jupe, tout en nous regardant avec le sourire niais d’un Écossais amoureux, se mit à entonner une Marseillaise, qu’il massacra allégrement !

Avant de lui faire payer ce véritable affront à notre hymne national, nous eûmes le temps de lui demander benoitement (bien que mon copain s’appelle Cyril et moi c’est … Eric) :

« Comment avez-vous su que nous étions Français ? »

Le pauvre gus (que l’on nommera Peter Mac Culloch) nous répondit avec un sourire, cette fois crispé :

« Mais ça se voit que vous êtes Français ! »

Nous lui fîmes bouffer sa cornemuse par tous les bouts et allâmes boire quelques pintes à sa santé, au pub  « La charrue joyeuse ».

cornemuse

Fin de la parenthèse.

Par la magie de l’écriture, nous nous retrouvons ainsi au centre du village de Popenguine.

Je me sais épié par des outlaws planqués dans les étages et sur les toits des maisons environnantes.

Le colt encore fumant de leur dernier méfait.photo18img0923-41-23

Les chasseurs de prime les plus cyniques du pays n’attendent qu’un relâchement de ma part pour m’occire tels des serpents à sonnette, pour ensuite se partager le butin que constitue ma mise à prix.

Les parents cachent leurs enfants légitimes et poussent les autres mioches dans l’allée principale.

Les prostituées et les patrons de saloon pleurent déjà leur meilleur client.

L’atmosphère est si chargée qu’on pourrait penser qu’elle a pris une cuite la veille …

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« Missiou Érrriiicccc !!!!!! »

Enfin j’arrive au magasin d’alimentation. Je demande fermement :

« 4 bières Abdou ! »

-4 Missiou Eric ? 4 comme le PSG contre Barcelone ?

On s’est compris. Je lui laisse la vie.

Sur le chemin du retour à la maison, j’entends chuchoter les motochtones  (les autos c’est trop cher):

« Il a pris 4 bières Missiou Eric, 4 comme le PSG contre Barcelone… »

Allez!

Bisous les rascals et autres coyotes à foie jaune !

Et bisous de Calamity Audrey !

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