Un coin sombre. Sur les traces de Skrypfe (Abdou)

 

 

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pas très clair …

 

 

 

 

« Abdou : bouquiniste éclairé depuis la nuit des temps »

La sobriété de l’enseigne de la petite échoppe de la rue Simon se révélait discutable.

Dans ce quartier de Paris, les commerces présentaient certes des devantures illuminées, mais beaucoup plus sûrement pour vanter les mérites d’un sex-shop ou d’une marque de fast-food, que pour promouvoir les soi-disant lumières d’un libraire. Arabe de surcroit !

Mais en cette fin de soirée d’hiver 1973, à l’heure où le bon peuple s’était réfugié dans la chaleur de son habitat (un appartement pour les mieux lotis, des cartons pour beaucoup d’autres) un homme, quelque peu engoncé dans une stricte pelisse d’un noir sinistre, fit peu de cas de cette singulière  hyperbole publicitaire.necronomicon-dead-skin-mask-book-cover-975x1204

De sa jambe gauche, la plus solide, il fracassa la porte d’ « Abdou : bouquiniste éclairé … ».

Dans un fracas de verre brisé, auquel se mêlait étrangement le tintement de la clochette d’entrée, le « géant » (il devait mesurer plus de deux mètres) hurla de sa voix de basse!

« Abdou !!! Voleur !!! Montre-toi !!! »

Dans le noir, le silence se fit. Avant d’être rompu par une sorte de murmure.

  • Il n’y a pas d’Abdou ici. Enfin … pas vraiment. Mais moi? Tu ne me vois donc pas Hugues Holson … ? Je suis pourtant là … près de toi. Tout près même …

Holson s’attendait bien à être confronté à des évènements illogiques, ses supérieurs l’avaient prévenu, mais ce message, persiflé à son oreille (comme si un serpent l‘avait prononcé !) le pétrifia littéralement.

Seul son cerveau semblait devoir encore fonctionner.

Il était empli de questions. Comment cette … voix … connaissait-elle son nom ? Où était Abdou le voleur ? Celui qui avait dérobé un mystérieux document au National museum de Londres il y a moins d’un mois ? D’où venait ce froid glacial qui envahissait-il la boutique, maintenant à peine éclairée par une lueur verdâtre ? Et les étagères de la librairie, pour quelle raison paraissaient-elles dévastées, comme griffées par des doigts immenses et inhumains?

Pourquoi des milliers de livres gisaient-ils sur le sol terreux de l’échoppe ?

La voix reprit, toujours aussi perçante, presque désincarnée :images

  • Tu as fait fausse route mon ami, ce que tu cherches n’est pas ici.

Bien que sonné par les évènements, Hugues Holson bredouilla en maugréant :

« Je ne sais même pas exactement ce que je suis venu récupérer. Un parchemin, ou quelque chose qui y ressemble, m’ont dit les Sages du Museum …

  • Les Sages ? Les Imbéciles du Museum devrais-tu dire ! Ces incultes sont obsédés par la quête de Lia Fail ! Ils croient que tout ce qui touche aux « grands anciens » peut les aider à trouver, puis à maîtriser le pouvoir de Scone, autrement dit Lia Fail, la pierre magique !!!

C’est pour cela que le vol d’Abdou les a désorientés. Abdou, pour une raison qui lui est propre, a tenu à se procurer un passage d’un livre interdit. Celui écrit par l’Arabe dément Abdul Alhazred. J’aurais plutôt opté pour l’Arabe poète, mais là n’est pas la question.

  • Pourquoi Abdou voulait-il ce … bout de livre ?
  • Par orgueil. Et par ambition aussi peut-être. Il se croyait le descendant de l’auteur maudit et espérait pouvoir s’offrir une parcelle de gloire. En lisant un passage à voix haute. Ce qui est rigoureusement interdit. Invoquer ainsi les « grands anciens », comme Chtulhu, est tout bonnement suicidaire ou presque. Tu vois la salamandre enfermée dans le bocal posé sur la dernière étagère, au fond de la pièce ?
  • Oui et elle semble mal en point.
  • Cette salamandre est Abdou. Ce prétentieux va mourir. Il a toujours les mêmes besoins en oxygène qu’un humain … mais il n’est plus humain …
  • Alors je suis venu pour rien.
  • Ne crois pas cela. Déjà tu vas partir avec un conseil à donner aux « sages ». J’espère qu’ils l’entendront ces hommes butés ! Dis-leur que les « grands anciens » ont connu Lia Fail. Qu’elle aurait pu devenir l’une des leurs. Mais qu’elle a refusé. Que beaucoup d’honnêtes gens, mais aussi des barbares l’ont « frôlée » au cours des siècles. Et qu’elle a toujours répondu par la force brute. Lia Fail est constituée d’un grès qui traverse le temps. Elle n’a jamais, m’entends-tu ? Jamais été domptée !!!

Tu partiras aussi avec ceci. (Deux feuillets tombèrent aux pieds d’Hugues Holson). C’est le larcin d’Abdou. Prends et fais-en bon usage. Surtout ne le lit pas à haute voix !!!

  • Merci mais … pourquoi ?
  • Abdul Alhazred n’aime pas qu’on laisse « trainer » des fragments du Necronomicon. Du moins là où il ne la pas voulu.
  • Vous … vous êtes ?
  • Un poète. Je préfère …

 

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Sur les traces de SKRIPFE

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Un coin sombre. Sur les traces de Skrypfe (joyeuses fiançailles)

 

 

 

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Le quotidien n’est parfois

pas très clair …

 

 

 

 

Le petit village de Skrypfnae était ce jour là en liesse.

C’est ce que constatèrent les 3 frères Uxell, venus « en voisins » du burg de Saint Flur, distant de 40 miles.

Leur dessein se résumait à festoyer, s’enivrer, courir la ribaude et festoyer encore.

C’est que ce jour était bien propice à l’amusement, au plaisir, pour ne pas dire à la débauche.

On fêtait ainsi 2 évènements : la fin de l’isolement immémorial de Skrypfnae, jusque là, comme coupé du monde par une forêt aussi épaisse que noire.

Ce particularisme allait ce jour être « gommé » par l’ouverture longue de moins de 4 miles, environ 6 kilomètres, d’un tronçon pavé de pierres d’Écosse.

Les plus anciens avaient joué les funestes prédicateurs en dénonçant une « œuvre inspirée par un démon », soulignant que jamais, au grand jamais, Skrypfnae ne s’était départi de sa singularité.

Les plus jeunes n’y voyaient rien d’autre qu’un signe de modernité : « Nous sommes au XIVème siècle, que diable ! »

La deuxième raison de se réjouir, c’était les fiançailles de Julia. Pensez donc ! La jeune pucelle, blonde au teint pâle, la dernière du village en âge de le faire, n’avait encore accordé sa main à aucun de ses nombreux prétendants.

L’heureux élu, Alan Mac Gregor, jeune et fringant garçon d’écurie et ami des frères Uxell, avait lui-même convié Jeff « le boiteux », Morgan « le gros » et Paul « le sage » Uxell, les compagnons de nombres aventures qui se finissaient généralement par des rires, des beuveries et des coucheries avec des gueuses rencontrées ici ou là.od et moi fresque vertic reduite

Le clou de cette journée « historique » devait être le franchissement de la forêt, via le fameux tronçon, des jeunes amoureux qui se lieraient ensuite pour le meilleur et pour le pire.

Cela c’était, avant les évènements …

Le pasteur Mac Enzie fut le premier à s’étonner : une fresque, peinte semble-t-il naïvement, avait fait son apparition dans la forêt.

Il le constata en matinée, en allant cueillir quelques plantes décoratives en vue des festivités.

Le restant des murs de l’ancien presbytère avaient été comme maculés de couleurs. Le feu, dessiné au premier plan, semblait pouvoir réchauffer des âmes, ou tout au contraire, les mener en enfer.

Le deuxième fait troublant, se produisit en fin d’après-midi.

Rassemblée tout au début du tronçon, côté village, la foule, déjà en liesse, fut parcourue de frissons !

La terre tremblait !

C’était comme si une créature rampait sous les pierres d’Écosse, dérangée par tant de bruit … tant de joie.

Les villageois, une cinquantaine, tombèrent d’accord pour attribuer ce phénomène à une sorte d’hallucination collective, bien que le terme n’ait encore cours à cette époque !

Le vin, excellent par ailleurs, fut aussi montré du doigt. Il faut dire que les libations avaient débuté fort tôt pour certains.

Vint le grand moment.

C’est au boiteux Jeff que revint l’honneur de mener Julia au début du « parcours de l’amour ».

Morgan et Paul se chargèrent d’y conduire Alan, plus ému qu’il ne voulait le montrer.

Bientôt, après avoir salué l’assistance, le couple s’éloigna d’un pas léger.

Nul ne les revit. Jamais.

La fête, grandiose, se poursuivit toute la nuit.

Au petit matin, 3 enfants alertèrent la population :

« Il y a un trou ! Il y a un gros trou ! »

De fait, le tronçon était maintenant coupé par une immense crevasse.

Le Landlord Sam Cork, invité d’honneur, mesurant la gravité de la catastrophe prévint : « ne vous approchez-pas, ça peut être dangereux ! »

Certains, inconscients ou encore pris de boisson, se penchèrent et jurèrent avoir vu du feu …

Puis ils se signèrent, les yeux emplis de larmes … et de terreur.

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Un coin sombre. Sur les traces de Skrypfe (trop près)

 

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Le quotidien n’est parfois

pas très clair …

 

 

Avant même d’avoir, ne serait-ce que frôlé, le sol de la planète Tanist, le vaisseau  FYRE KSP, fleuron de la flotte terrienne d’exploration spatiale, implosa sans un bruit, disparaissant à jamais de tout système de contrôle, sans même laisser une poussière d’étoile …

Deux  années auparavant, au centre mondial de la communication, le spokesman de l’ « Alliance Universelle », avait relayé le  discours du Commandeur suprême :

« Chers mondiaux (c’était le nom donné aux adhérents de l’Alliance) ! Comme vous le savez, nos 14 gouvernements ont décidé, il y a maintenant 20 ans, de percer le mystère de la planète Tanist.

Non pas à cause de sombres et vieilles croyances qui font état d’un maléfice. D’une sorte de malédiction qui entourerait cet astre qui, après tout, n’est qu’un gros caillou de grès !

Non ! Les mythes anciens ne sont que fariboles ! Ce qui nous importait tous, c’était les pertes subies par les compagnies commerciales qui ont vu disparaitre pas moins de 318 cargos ! Ceux-ci ont disparu de la circulation, tous en passant à moins de 6 kilomètres de Tanist. Le préjudice est considérable.

Mais, vous le savez également, toutes les missions d’exploration, menées jusqu’à présent, n’ont pu résoudre, ce que l’on doit bien appeler, un « problème ». Pire même, qu’elles aient été terriennes ou extraterrestres, ces expéditions se sont toutes soldées par un échec cuisant ! Plus de 4000 membres d’équipage sont portés manquants. Comme évidemment leurs vaisseaux.

Ce qui nous importe maintenant, ce n’est plus de comprendre ! Mais bien de supprimer la menace ! L’heure n’est plus aux interrogations, mais à la destruction !!! Nous allons envoyer nos meilleurs combattants et le FYRE KSP, un monstre de vaisseau liquidateur!!! Mort à Tanist !!! »

***chez od et moi implosion

Au fil des mois, les officiers du FYRE KSP avaient pris l’habitude, entre deux activités sportives et, sans bien entendu négliger leurs tâches quotidiennes, (essentiellement de la surveillance) de se divertir en regardant en visiospace 4D, des séries anciennes de ce que l’on appelait, il y a des siècles, de la « science fiction ».

Ainsi ce jour là, après le visionnage d’un épisode de la saga « Star Trek », l’ambiance était à la rigolade et les réflexions fusaient :

« Hé Monsieur Spock ! Tu vulcanises bien ? » lança le chef de bord Sam Connor, au lieutenant Geoffrey Bossel

-Tu dis ça parce que j’ai de grandes oreilles Captain Kirk ?

-Évidemment ! Y a d’ailleurs que ça de grand chez toi ! Pas vrai Scotty ? Hé ! Tu veux que R2D2 te ramène un whisky ? Il boite un peu mais il peut encore servir !!!

– R2D2 c’est pas dans Star Trek, c’est dans Star Wars ! Et puis merde ! Répondit l’ingénieur de bord, Morton Uxell

– T’as un problème l’Écossais ? C’est les 2 tonnes de mort qu’on a en soute qui te rendent nerveux ?

-Ouais et pas seulement. Cette mission est suicidaire.

-Mais t’as peur de quoi au juste ? Tu crains les fantômes ?

-Rigolez ! Rigolez ! Vous saviez que Tanist portait un autre nom ? Bien sûr, le « Commandeur » n’a jamais ébruité ça ! Et bien, Tanist, c’est Scone !!!

-Super ! Et c’est quoi Cone ?

-Scone imbécile ! C’est dans ce lieu que les anciens situaient la pierre magique « Lia Fail » qui sacrait les rois Écossais venus d’Irlande

chez od et moi Stone
Réplique actuelle de Lia Fail

-Bien … bien … bien … et … ?

-Et allez vous faire foutre !!! Cette mission est pourrie ! Il ne faut pas toucher à la pierre, un point c’est tout

-Et bien tu expliqueras ça à Mac Enzie, il nous a placés en approche. Dans 12 heures, on largue nos bombes et BAOUM !!! Finie Tanist ! Et retour au  bercail pour les héros !

-Ok les loosers. Moi je vais faire un petit somme en rêvant de Julia. Un sacré beau brin de fille Julia ! Réveillez-moi quand ce sera fini …

 

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Un coin sombre. Sur les traces de Skrypfe (Le gardien de Lia)

 

 

 

Le quotidien n’est parfoisod et moi pref city 030

pas très clair …

 

 

 

 

« Ils  n’ont ni druides qui président au culte des dieux, ni aucun goût pour les sacrifices, ils ne rangent au nombre des dieux que ceux qu’ils voient et dont ils ressentent manifestement les bienfaits, le Soleil, le feu, la Lune. »

Jules César  (Commentaires sur la Guerre des Gaules)

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« Meurs donc ! Chrétienne ! Que ce crucifix enflamme tes entrailles !!! » tonna un blond massivement charpenté, ivre de boisson et de haine, en perforant le ventre d’une religieuse.

Le massacre, perpétré comme par habitude, se poursuivait dans cette abbaye de l’Est Irlandais.

Avant elle, bien d’autres et aussi des églises, de l’Écosse au Nord de l’Angleterre, avaient été dévastées.

Prêtres, nonnes, simples serviteurs de la religion honnie, subissaient la barbarie des assaillants, ici au nombre d’une centaine.

Non contents d’éventrer, de violer, de torturer, les Vikings menés par leur chef Olgen, piétinaient, outrageaient et brulaient toute relique et objet sacré. Plus généralement, tout ce qui ne paraissait pas devoir se vendre à bon prix.

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Les corps ensanglantés jonchaient les dalles, devenues rouges, de l’abbaye de Skronpfe.

Seuls les ahanements des barbares, essoufflés d’avoir percé, tranché, violenté, tué, cassé, se faisaient maintenant entendre.

Quand une voix folle, déchirée, hystérique, fendit un air, déjà empli d’une fumée annonciatrice, de la destruction finale du lieu sacré :

« Maudits ! Maudits ! Vous avez profané la gardienne de Lia Fail ! La mort vous prendra en mer sur le chemin de votre funeste retour ! Odin, Loki,Thor, Freyija et même votre grand arbre Yggrdrasill, ne pourront vous sauver ! Maudits ! Maudits ! »

A ces mots, les Vikings se figèrent. Devant eux, un prêtre, à genoux, auréolé d’une lumière crue, vidait ses dernières forces vitales.chez-od-et-moi-relique

Comment ce diable de Chrétien dépenaillé, connaissait-il le panthéon de leurs propres représentants divins ? Et que penser de ses menaces ?

« Qui es-tu vieux fou ? et qu’est-ce que Lia Fail ? » osa Olgen.

« Je suis le père O’kenzie, gardien de cette abbaye, elle-même gardienne de Lia Fail, que tu connais peut-être sous le nom de Scone. » gémit le mourant.

-Scone ? La pierre magique ? Mais c’est une légende ! Une histoire pour les crédules, les enfants !

-Tu ironiseras moins quand tu la verras. Et tu la verras. Dans moins d’une lune, toute ta flotte aura disparu dans la noirceur de la Mer du Nord ! Seuls deux marins survivront ! Et ils auront une jambe fracassée ! Maudits ! Vous êtes maudits !

-Meurs donc ! Toi et tes délires !!! Nous ne croyons pas au destin ! Nous croyons en notre force !

Et Olgen trancha la tête du père O’Kenzie …

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Le voyage se déroulait sans anicroche. Les embarcations Vikings filaient, avec comme  repère, durant la nuit, les étoiles. Et le jour, la variation de couleur de leur « Pierre de soleil », composée de calcite.

Cette pierre leur indiquait, ainsi que le faisaient les animaux marins, les reliefs côtiers,  les variations de la teinte de la mer et les courants, leur latitude approximative.

De même, la vue d’icebergs signalait la proximité, de ce que l’on ne nommait pas encore, le Groenland. Ce qui les invitait fortement, à virer à l’est.

Geof, à la barre du bateau d’Olgen faisait contre mauvaise fortune bon cœur, en s’adressant à son chef :

« Si ce stupide tonneau de bière ne nous avait pas roulé sur les jambes, à  Ugson et à moi, tout serait parfait ! Jette un œil Olgen ! Les icebergs! On va retrouver dans quelques jours, nos femmes et nos enfants ! »

De fait, tout cela sentait bon le banquet festif, accueillant les « braves ».

Les soutes des 20 navires à tête de dragon étaient pleines. Remplies de métaux précieux, de bijoux, de victuailles. Qu’importaient les massacres. Le commerce avait un prix. Celui du sang …

« Olgen ! Regarde la pierre ! Elle est toute noire ! » s’étonna Geof.

La « Pierre de Soleil » était effectivement noire.

« Qui nous fait cette mauvaise blague ? » ragea Olgen.

-Je n’ai jamais vu ça ! Et personne ne s’en est approché !

-Alors c’est toi Geof ! Imbécile ! Tu ferais mieux de surveiller les icebergs !

-OLGEN !!! REGARDE ENCORE !!! DEVANT NOUS !!!

Le spectacle se révélait hallucinant !

Parmi les blocs de glace, un venait soudain de se dresser au dessus des autres, créant une gerbe d’eau qui atteignait déjà les premiers navires ! Sa taille était immense ! Et il était NOIR !!!

L’excroissance monstrueuse ne semblait avoir aucune limite à son développement.

Bien vite, les flots suivirent des ondes inconnues du plus chevronné des marins ! Des tourbillons se formaient sans logique apparente ! Leur force d’aspiration engloutissait les bateaux en entier ! Des éclairs déchiraient maintenant, le ciel devenu rouge !

Les marins hurlaient sans que le moindre son fût audible !

Le phénomène dura une heure. Une heure durant laquelle deux mondes s’interpénétrèrent …

C’est sur une côte d’Écosse, que l’on découvrit un Geof, désorienté mais sauf.

Plus surprenant encore, c’est sur une terre du Nouveau-monde, futurs États-Unis, que l’on retrouva trace d’un nommé Ugson.d-mer

Quant aux expéditions Vikings, elles cessèrent progressivement, en cette fin de 11ème siècle.

 

 

 

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Un coin sombre. Sur les traces de Skrypfe (Julie)

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Le quotidien n’est parfois

pas très clair …

 

 

Il fallait mordre. Mordre encore, à tout prix, pour tenter de sauver sa vie.

Elle avait pourtant déjà arraché beaucoup de peau, de bouts de bras, de ventre à son adversaire. Mais celui-ci n’était pas resté inactif. Habitué à ces duels barbares, l’homme qui la tenait, coincé comme elle dans un amas de tôles enchevêtrées, restes de deux motos rugissantes, voulait, à coups de dents, vider le corps de Julie de toute étincelle d’humanité.

De fait, elle n’avait plus le choix, elle était déjà devenue une sorte de fauve, une bête qui ne faisait plus que se débattre dans l’obscurité de l’hiver.

Elle n’était plus qu’une bouillie sur une bretelle d’autoroute américaine, bordée de pierre d’Écosse, livrant un combat qu’elle n’avait pas voulu.

De souffle elle n’avait plus. Sa poitrine transmettait seulement des parcelles d’énergie pour mordre, encore et encore et griffer avec ses jolis doigts manucurés, devenus d’horribles moignons à mutiler.

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Elle n’espérait plus rien. Seule la haine et la peur lui permettaient de n’être pas encore totalement vaincue.

Les déchirements de sa chair, de ses jambes sanguinolentes ne lui importaient plus.

Depuis le fossé, elle entendait le vrombissement de « deux roues » et de voitures.

Elle eut encore la force d’imaginer : « Certains vont danser en boîte, à coup sûr… »

Sa moto et celle du fou qui la tuait, les enserraient maintenant telle une structure métallique moderne immonde, descendante morbide d’une « vierge de fer », instrument prisé par les chasseurs de sorcières au Moyen Age.

Mais Julie n’était pas une sorcière, elle était juste une adolescente qui avait enfreint une loi, une loi non écrite, qui interdisait aux novices de la route, aux jeunes motards, d’emprunter ce maudit bout de chemin de 6 kms.

od et moi moto troisjpgJulie payait un prix ahurissant à sa jeunesse et à sa fougue.

Celles là mêmes qui l’avaient poussée à emprunter la toute nouvelle Ducatti, offerte à son frère James pour son vingtième anniversaire.

Puis survint cet accrochage, sûrement provoqué d’une « poussette » vacharde par l’un des « briscards » jamais lassés du bruit et de la fureur de ce tronçon, véritable terrain de jeux disait-on, du Diable en personne.

Était-ce lui qu’elle avait entraîné dans sa chute ?

Non pensa-t-elle. Le Diable n’aurait pas laissé l’un de ses pieds coupé net par la barrière de sécurité.

En réalité, à qui ou à quoi avait-elle eu à faire ?od et moi moto quatre

Impossible à dire par cette nuit pourtant si étoilée.

Le visage invisible n’émettait que des ahanements que d’aucun qualifierait de gutturaux. Vint, au petit jour, la fin du calvaire de la jeune fille

Plus tard, au matin, on ne retrouva qu’un corps, celui de Julie.

« Étranges ces blessures » constata le jeune auxiliaire de police Geoffrey en s’adressant à son chef.

« Ouais, on dirait que ça recommence » lui répondit simplement Sam.

« Et pourquoi aucun motard ne passe aujourd’hui ? » questionna Geoffrey

« Parce qu’il est encore trop tôt mon garçon, ils ont peur… » maugréa Sam.

Il s’éloigna en claudiquant.

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Les aventures de Kevin

 

Kevin chez Jeannotkevin

 

 

 

 

Ce samedi après-midi là, Pierre et Gérard viennent de sonner et   tambouriner, à la porte de la propriété de Jeannot « Le merdeux ».

Quand, soudain, Kevin se rue vers eux, surgi de l’embrasure d’une fenêtre basse de la maison. Affolé, Il semble terrorisé. Comme poursuivi par quelque monstruosité.

« Au secours mes papas ! Cet homme est fou !!! Ramenez-moi à la maison ! Vite ! Sauvez-moi ! Sauvez ma vie ! Vite ! »

Retour sur ce qui s’est passé la veille.

Pierre et Gérard sont vraiment très inquiets. Ils ont un mauvais pressentiment.

Ce matin, sur la table de la cuisine, à côté d’une biscotte beurrée à peine entamée et un bol  de chocolat pas terminé, ils ont trouvé, sur un emballage de pâte fromagère à tartiner, ces quelques mots de Kevin, rédigés comme à la hâte, au crayon de papier :

« Chers parents, je ne m’enfuis pas je vole. Non, je déconne ça c’est dans un de vos disques de Michel Sardou. Non, mais je pars.

Pas longtemps, enfin j’espère … en fait, je vais à la campagne. Cherchez-pas, je vous écrirai. Bisous »

-Mais qu’est-ce que ça veut dire ? S’estomaqua Pierre.

-Je ne sais pas et toi tu sais ? Répondit Gérard.

-Mais non ! Puisque je te demande !

-Mais qu’allons nous devenir ?

-Tu m’énerves à ne penser qu’à toi !!! Qu’est-ce qu’IL va devenir ? C’est ça la vraie question !

-Ne crie pas s’il te plait ! Ou je vais pleurer … ça y est je pleure … et toi tu pleures ?

Vendredi toujours …

Jeannot dit « Le merdeux » sort du lit, après une nuit de quatre heures.

« Salut vie d’ chiottes ! Tiens je te salue comme d’hab’ ! »

Et Jeannot de flatuler durant une minute.

-Elle est pas de silence hein cette minute ! Même si elle pue la mort !!!

Ainsi Jeannot s’éveille à la vie …

Quelques heures plus tard, il entend un discret tapotement à sa porte. « Qui q’c’est bon dieu ! Y a personne ici! Foutez vot’camp !! Ou j’sors le fusil !!

Une voix d’enfant, venue du dehors, lui répond.

-Pardon Monsieur « Le merdeux », je suis Kevin.

-Et alors ? Tu t’appellerais Tartaupoil q’ça s’rait pareil ! Qu’es’tu veux ?

-Heeeuuuhhh … je voudrais, enfin si vous voulez bien … prendre une … photo avec vous !

-KOUAAAKKK !!!!!

-Je peux entrer s’il vous plait … enfin si vous voulez bien … ?

-T’es marteau gamin ! T’as d’la fièvre ou t’es suicidaire? Allez ! Dégage de là !

Kevin, mi-soulagé, mi-déçu, s’apprête à tourner les talons, mais glisse avant de partir :

« Bon … je m’en vais … euhh … on me prendra pour un lâche mais c’est pas grave … au revoir Jeannot … »

Soudain la porte s’ouvre violemment et Jeannot « Le merdeux » apparait, dans toute sa laideur.

Encore vêtu de sa longue chemise de nuit blanche souillée, sabots aux pieds, chaussettes noires, cheveux hirsutes et les yeux rouges, il ferait peur au plus courageux !

-Qu’es’tu racontes ? Rentre !jeannot

Kevin découvre alors l’antre. Tout le mobilier semble dater d’au moins un siècle. Tout est sale, voire pire. Le sol est jonché de résidus divers qui vont du kil de rouge à de vieux morceaux de gruyère « échappés » d’un piège à rats. Des guenilles ont visiblement servi de serpillière. Seul un ordinateur poussiéreux peut indiquer au visiteur qu’il se trouve bien « à notre époque ».

-Assis-toi sur un rondin et déballe ta salade morpion. T’es visiblement un p’tit gars d’la ville avec les sapes que t’as. Qu’est-ce que t’es venu foutre ici ? Attends, je pète un coup avant … c’est bon, vas-y !

-Ben voila Monsieur …

-Appelle-moi Jeannot ou le Merdeux, c’est comme tu veux.

-Oui alors Monsieur Merdeux …

-LE merdeux ! Bon allez cause, on va pas y passer la journée !

-Alors, voila … il faut savoir que chez nous, en banlieue de Paris, vous êtes une légende.

-Tu veux une tarte ?!!! Moi une légende ? Faudrait voir à pas t’fout’ de ma gueule !!!

-Non je vous jure ! Enfin … une légende urbaine.

-çquoi d’ça ??

-Ben certains disent que vous existez et d’autres non. Et que vous le croiviez ou non …

-Croyiez !

-Euhhh … oui donc, vous faites très peur à tout le monde et on dit que vous tuez les gens dans votre puits et plein de choses encore …

-Pas faux ! Et quoi encore ? On dit que je mange les enfants ?

-Euhh … non on dit pas ça. C’est pas vrai de toute façon ? Hein ? Dites ! C’est pas vrai ?

-Tu veux un café ?

-Quoi ? Euh … ben oui … si vous voulez …

-Et tiens ! J’te file un coup d’gnôle avec. De la mienne, pas celle du Père Léon.

 

Une heure ½ plus tard, dans ces mêmes lieux …

 

-AAAAHHHHH !!!!!!! LE CON !!!! Vas-y Kevin ! Repète comme t’as fait ! Si vas-y ! Refais la Marseillaise en pétant !!! AAAHHH putain ! Je n’me suis pas autant marré q’ça depuis 10 ans ! MMOOOUUAAARRFFFF !!!

-Arrête Jeannot ! J’ai déjà dégobillé 5 fois, je veux pas faire dans mon froc en plus !!! Vas-y toi ! Refais les canons de Navaronne !!!

-Bien Monseigneur ! Tiens ! V’la tonnerre !!!! …

-Moouhhhhahhh !!!!!!Bravo Jeannot ! T’es vraiment le meilleur !!!!

Jeannot se roule maintenant par terre, pris d’un fou-rire irrépressible. Kevin en tombe à la renverse.

Quelques instants après, les deux gaillards, devenus copains comme cochons, s’attablent autour d’un plat de charcutaille.

-Bon Kevin, oublie-pas pourquoi q’t’es v’nu. Prends-la ta photo.

-C’est pas obligé Jeannot. Tu sais, ce n’est qu’un pari avec les copains.

-Hé ! Tu radotes ! Tu m’as déjà raconté l’histoire. T’as voulu frimer devant tes potes et les gonzesses en disant que t’oserais venir chez moi. Hé ben c’est fait ! T’as gagné ! Je sais toujours pas comment q’tu m’as trouvé mais bon …

-Il parait que je suis assez débrouillard … ça m’a quand même pris une semaine d’enquête ! Si tu savais le nombre de bouseux que j’ai rencontrés ! En fait, j’y suis arrivé quand j’ai demandé où il y avait une ferme avec un puits. Et là on m’a répondu qu’il y en avait une dans le secteur mais qu’elle était habitée par un vieux fou dégueulasse et sans cœur.

-Ben voila ! T’as trouvé !

-Non !

-Quoi non ?

-Ben c’est vrai que t’es vieux, dégueulasse et un peu fou. Mais pas sans cœur.

-Q’t’en sais morveux ?

-Déjà, je ne rigole pas comme ça avec des gens sans cœur. Et puis, tu m’as un peu raconté  ta vie. Et … Jeannot ?

-Quoi ?

-Tu veux bien être mon ami ?

– …

-Hé ! T’es con ou tu chiales ou les deux ?

-Si tu répètes ça ailleurs mec ! J’te casse les genoux !

-Mouais, mouais mouais,  on en reparlera la semaine des quatre jeudis. Bon, affiche un air féroce et je prends la photo ! T’inquiète-pas, je vais entretenir la légende.

-Kevin ?

-Quoi ?

-Tu m’refais la Marseillaise ?

Après une très courte nuit de sommeil, Kevin, la tête résonnant comme une grosse caisse, réveille à coups de pieds, Jeannot, avachi près du poêle de la cuisine.

-Réveille-toi bon sang ! On frappe chez toi !

-Quoi ? C’est les Allemands ?

-Mais non vieille baudruche ! C’est mes parents ! Je leur ai envoyé un texto. Ils viennent me chercher !

-T’es con ou bien ? J’vois q’deux mecs !

-Cherche-pas, c’est eux !

-Ah bon ?

-Ouais, allez ! Je fais comme on a dit. Et tu sais Jeannot ?

-Quoi encore ?

-Rien … je t’ai laissé un mot sur l’ordi. Bon, je file !!!

« Au secours mes papas ! Cet homme est fou !!! Ramenez-moi à la maison ! Vite ! Sauvez-moi ! Sauvez ma vie ! Vite ! »

 

Que contenait le mot de Kevin à Jeannot? Chut! C’est un secret …

Retrouvez les aventures de Kevin … en cliquant!

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Just me in the cornet

 

Jadis il y a 3 jours, m’est arrivée une chose étrange.chez od et moi rev couvert

Je dormais et toute une histoire s’est mise en place et ça paraissait vrai.

Un quoi tu dis ? Un rêve ? Ah ! Ça t’est arrivé aussi ? Souvent ? Oui, ben pas la peine de frimer non plus.

Donc, je reprends, j’ai fait un comment tu dis … rêve c’est ça ?

Oui, j’ai fait un rêve.

J’ai fait un rêve !!!

Et là tu te dis que je me suis pris pour Martin Luther King, alias Mohamed Ali … quoi  non ?

C’est Cassius Clay ? Oui bref c’était du lourd.

Je reprends :

J’ai fait un rêve patati patata et c’était bien.

J’étais devenu une hallucination collective.

Ça en jette non ?

Mieux qu’une légende urbaine. J’apparaissais dans le ciel.

Sauf dans les régions où les nuages étaient trop nombreux.

J’apparaissais donc uniquement à Bormes-les-Mimosas.

A l’heure du marché.chez od et moi rev nuagez

Il y avait plein de monde, des tochtones et des touristes.

La première réaction émana d’une poissonnière.

Elle cria : « Il est frais mon poisson il est frrrr’ … !!! »

Personne ne comprit car, que l’on soit d’accord ou non, « il est frrr’ …! » ne veut rien dire, du moins en Français. Peut-être qu’ailleurs cela a un sens mais ici non.

Elle m’avait aperçu, flottant dans l’air, virevoltant autour du clocher de l’église de Bormes-les-Mimosas.

Elle m’avait aperçu moi, ou mon ectoplasme supratemporel ?

Là … il y a doute. Moi-même, ou mon ectoplasme ne saurions répondre.

Elle me désigna du doigt à la foule en émettant à peu de choses près ces sons, sortis de sa gorge, voire directement de son goitre :chez od et moi rev marche

«  RRRRGAARRDÉDONLAAACÉKOUAAAACETRUUUUCCCCCRRIIIIHH!!!??!!!?? »

Même dans un rêve, je l’ai appris à cette occasion, on peut se sentir vexé.

J’ai alors pris un virage serré en repliant mon bras gauche, j’ai bandé mes muscles, et j’ai piqué direct sur le marché !

La panique !!!

Les gens couraient, se piétinaient, se battaient, des enfants pleuraient, des vieux aussi, certains priaient, même des non-croyants, le moins que l’on puisse dire est que ma petite démonstration produisait son effet !

Je me posai enfin, en effectuant juste un petit dérapage contrôlé sur mes converses. Classe !

Au milieu d’une foule, maintenant comme pétrifiée par cette apparition qui touchait au miraculeux, je tins ce discours :

« Salut ! C’est moi ! Vous me reconnaissez ?

(La foule) – Non ! Non ! Non ! Non ! Non !

(moi) -HA ! HA ! HA ! HA ! Je suis votre pire cauchemar !!!

(la foule)- C’est les impôts ! C’est les impôts !

(moi)- Et bien non, dans l’cul la balayette ! Je ne suis pas les impôts !

(la foule)-C’est les immigrés ! C’est les immigrés !

(moi) –Essaye encore petit scarabée, je ne suis pas les immigrés !

(la foule)-T’es qui ? T’es qui ?

(moi)-Je suis une hallucination collective !

(la foule)-C’est quoi ? C’est quoi ?

A ce moment précis, je disparus.

En fait j’en avais marre de faire le con volant. Je suis allé mettre un short et, au Parc des Princes, j’ai mis un but en reprise de volée de 60 mètres aux Anglais.

C’était plutôt sympa.

Sauf la fin. En sortant du stade, le bus que je conduisais a été attaqué par des Russes.

Et plus les autres joueurs, le staff et moi en faisaient exploser, plus les Russes se multipliaient !

J’aurais bien voulu repartir à Bormes-les-Mimosas, mais pas moyen !

Alors je suis allé à la fête de la musique et j’ai joué du Jimmy Hendrix avec juste mon petit doigt, avant d’être acclamé par un public sidéré de mes performances  à la basse 14 cordes avec manche mou.

Y avait même mes idoles mortes qui m’on dit : « Chapeau mon gars, t’es vraiment impressionnant ».

Cette fois, c’en était trop, je me suis réveillé.

Dommage au final …

J’ai juste retrouvé mon statut de légende urbaine …

 

 

 

 

Les aventures de Kevin … Hors série! C’est sa fête!

Les aventures de Kevin

Kevin … le kiki de tous les kikis kevin

Aujourd’hui, temps de Saint-Kevin, il est agréable de faire un coucou au kiki de ses parents … et de bien d’autres.

Car Kevin, vous le savez sûrement (sinon une proposition de rattrapage est ici offerte), est le chouchou, non seulement de Pierre et de Gérard, mais de tous ceux qui apprécient son franc-parler, sa droiture, son intrépidité et son humour.

Ses  défauts, vite gommés quand il arbore un sourire désarmant, pourraient se résumer à :

Son franc-parler, sa droiture, son intrépidité et … son humour.

Tel est Kevin. Un moutard à l’ancienne. Un titi qui aime toujours Paris et ses banlieues.

Un gamin qui grandit au rythme de son temps … très vite. Mais pas trop, quand il le décide.

Il s’adapte facilement, négligemment même, à son environnement, à l’agitation perpétuelle qui en remue plus d’un, perdus comme des boat-people dans une époque, cela est souvent le cas de la mer, déchainée.

Kevin, c’est une bouée salutaire qui vous tomberait presque dessus (Aie! Pas sur la tête !)

C’est notre petit bouchon à nous. Bientôt il rencontrera Jeannot « Le Merdeux ».

Un duo improbable qui devrait faire des étincelles ! Connaissant l’horrible Jeannot, on peut même supposer que cela va … péter !

Comme on ne se cache rien, vous et moi, je permets de vous soumettre un texte de Kevin. Ne me remerciez-pas (ingrats que vous êtes), de toute façon, il s’adresse à vous :

« Chers amis !

Depuis que « Chez Audrey et moi » a décidé de conter mes aventures, j’ai la cote !

Des potes, des potines, des voisins qui me disent bonjour. Et je ne suis pas comme Renaud moi !

C’est pas moi qui embrasse les flics, c’est eux qui m’embrassent ! Ça pique un peu quand même …

Et tout ça grâce à vous. Ben ouais quoi ! Vous ne seriez pas là, je n’existerais pas !

Je vous remercie tous !

Et j’en profite pour embrasser Audrey et Zarno … et « moi ».

Tonton Zarno il m’a fait une petite gueule que je trouve pas mal du tout (j’en fais pas de trop, sinon vous allez dire que je suis narcicontentdemapomme ).

Audrey elle m’a fait … tout court. Ou disons qu’elle m’a refait. Et ça, je ne l’oublierai jamais, même si un skinhead me toque la cervelle.

Et merci à « moi », il est plutôt sympa de relater comme ça mes aventures.

Je voudrais aussi vous dire que j’ai chopé le béguin récemment. Vous allez me dire que j’oublie Marion un peu vite, mais ne vous inquiétez-pas, notre amour est platonicien. Ben, on ne nique pas en fait.

Elle s’appelle  Alice et elle est très jolie. Et elle en a un d’enfer !!!

Un quoi ? Ben un blog, vous pensiez à quoi ?

En plus ELLE a déjà mis des  étoile sur mes aventures. Non, juste pour vous dire qu’ELLE avait mis des  étoile  .

Je me lance : SMOUICK ! (vous n’êtes pas obligés de regarder quand je lui fais un bisou !!!!) Mais vous pouvez cliquer sur sa photo! (pas trop fort)

Alice VACHET
Alice

 

Bon, moi aussi je vous envoie des  étoile    . Il faut que je file. D’après ce que j’ai compris, « moi » va organiser un rencontre avec Jeannot. Drôle d’idée … bon, je compte sur vous !

PS : Vous avez vu ? On est 1071 abonnés ! Ça commence à causer ! Et pour mes autres aventures déjà parues c’est ICI que ça se passe ! Salut les vieux! Et ne m’appelez pas Kiki!»

 

… Bon, allez! Bonne fête Kevin! Nous aussi on t’aime!

Et tiens! On t’envoie desétoile

 

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Les aventures de Kevin

Les aventures de Kevin

La boum de Kevinkevin

21h45 le 9/05/2016

Pierre et Gérard, bien qu’ils soient assis, ne savent plus sur quel pied danser. Aujourd’hui leur petit Kevin a dix ans.

Et il a décidé de fêter l’évènement en organisant une boum à la maison.

Au départ, l’idée leur avait plu.

Pensez-donc, Kevin leur avait tenu un vrai discours de « grand » !

« Pas de panique les parents ! Je m’occupe de tout. Je vous demande juste des timbres pour mes invitations et un peu de monnaie pour acheter deux ou trois friandises et des boissons sucrées à l’épicerie du père de Samir. Vous me laissez les clefs du pavillon à partir de 15 heures, promis, vous vous repointez à 23 heures et tout sera nickel !

Vous n’avez qu’à vous faire une petite promenade et un dîner en amoureux ! »

D’un commun accord, Pierre et Gérard acceptèrent, sous réserve de connaitre l’identité des « VIP » conviés à la fête anniversaire et surtout d’obtenir le numéro de téléphone de leurs parents, car « on ne sait jamais »…

Les trois jours qui précédèrent « l’évènement », virent Kevin s’agiter, comme il ne l’avait jamais fait dans la maison !

Il timbra à tour de bras les enveloppes pour ses invitations. La liste comprenait Samir, dit le gros loukoum, Bruno et Cyril, les jumeaux de la « «Cité verte », Renan le tout-seul (un orphelin), ces quatre là formant sa « petite bande », diverses connaissances et enfin … les filles !

La première sur la liste était naturellement Marion. Marion qui, il l’assurait à tous, deviendrait un jour sa femme ! Pour l’heure, elle eut droit à deux timbres, rien que pour elle, sur une jolie carte-postale qui fait « miaou » quand on la presse.

Quant aux autres « pisseuses », Kevin décida que leur venue serait un mal nécessaire (on ne va pas danser des slows entre mecs quand même !).

Après l’envoi d’une trentaine de missives, Kevin s’attaqua à la décoration de la salle de danse, aux spots multicolores et à la sono.

Il décida que, chaque convive à son tour,  officierait dans le rôle de DJ.

Il ne se priva pas au passage, d’emprunter des disques à ses parents : « Hé Pierre ! Je prends tes skeuds ringards pour le début ! … Merci … ouais Gérard ! Tes vinyles de hard, t’en fais rien ! On va s’agiter un peu la tête !  Et vous avez de la guimauve pour les moments serrés ? »

En résumé, tout s’annonçait au mieux …

 

« C’est l’heure non ? » interrogea pour la énième fois Pierre

-Non, il n’est que 22 heures, lui répondit Gérard

-Tu veux finir mon dessert ? Je n’ai plus faim

-Mais tu n’as presque rien mangé !

– Toi non plus ! Tu t’inquiètes je te connais …

-Un peu oui. Comme toi ?

-Oui

-Alors on-y va ?

-Oui, allons-y doucement, nous avons accordé la permission de 23 heures

-Je me demande si ce n’est pas Kevin qui nous a accordé la permission !

Et c’est lentement, faisant un réel effort pour ne pas presser le pas, que Pierre et Gérard quittèrent une gargote douillette et se dirigèrent vers leur petit pavillon de banlieue …

… 23h15 le 9/05/2016

« On n’entend rien ! On rentre ?

-Oui, vas-y le premier

C’est dans le noir que Gérard pénètre dans la coquette masure. Le silence l’oppresse. Quand une voix angoissée retentit : « C’est qui ? Faites gaffe ou j’appelle au secours ! »

-C’est nous Kevin ! Mon chéri ça va ?

-Mais vous êtes cons ou bien ? J’ai cru que c’était des cambrioleurs !

Pierre qui a suivi, allume, enfin, la lumière de l’entrée.

Kevin est là, en pyjama, au pied de l’escalier. Mal réveillé et hirsute, il affiche sa tête des mauvais jours.

« Non, franchement ! Vous êtes d’un autre siècle mais quand même ! Le téléphone vous connaissez ?

Salut je me recouche. »

Perplexes, Pierre et Gérard décident, eux aussi, de gagner leur lit, en silence …

… 6h00 le 10/05/2016

DRELINGDINGDONG!!!! DRELINGDINGDONG!!!! DRELINGDINGDONG!!!! DRELINGDINGDONG!!!!

TOCTOC!!! DRELINGDINGDONG!!!!TOCTOTOC!!! DRELINGDINGDONG!!!! OUVREZ !!!!OUVREZ OU J’ENFONCE TOUT!!! DRELINGDINGDONG !!!!

???? Qui cela peut-il être ? Murmure Gérard.

« C’est le commissaire Ramos ! Ouvrez cons ! »

Ouf ! Voila nos deux pères soulagés, ils ouvrent. Le commissaire José Ramos est un chic type. Et pour un policier, il est plutôt bonhomme avec son accent du sud. De plus, il apprécie Kevin. Le garnement a en effet défendu sa fille Cristana contre des sales gosses qui la molestaient en se moquant de son physique … difficile.

Mais aujourd’hui, José Ramos a l’œil sombre et le ton solennel :

« Messieurs, l’heure est grave ! J’ai reçu quarante deux plaintes contre vous et Kevin ! »

-Mais commissaire ! De quoi s’agit-il ? Kevin a juste organisé une boum pour son anniversaire ! Et à 23heures il était couché !chez od et moi policier moustachu (2)

-Je sais, Cristina était invitée mais elle n’a pas osé venir. Rapport à sa moustache qui pousse. Comme celle de papa, vous savez, chez nous, l’adolescence est un passage difficile pour les filles ! Mais revenons à nos moutons. Je vous passe les dizaines de plaintes pour tapage et le harcèlement téléphonique qui a semble-t-il beaucoup amusé les enfants. Vous risquez d’avoir une facture salée. On s’est plaint jusqu’en Afrique !

-Aïe !

-Comme vous dites. Et ce n’est pas tout ! Vous avez au derrière, sauf votre respect, la DDASS, des associations musulmanes et de défense du droit des femmes, la SPA et les milices contre le mariage gay et lesbien !

-Pardon ?

-Bon, j’explique : Le gros loukoum, pardon Samir, est rentré complètement ivre chez lui ! Il a été malade toute la nuit con! Et vous savez que boire de l’alcool, chez les musulmans, c’est pas terrible !

Les filles ensuite. Une petite dit avoir été abusée par les jumeaux ! Elle faisait juste des bisous à l’un, puis elle s’est étonnée qu’il ait quatre mains ! Vous voyez le tableau con! La DDASS fait des remous aussi car en rentrant, Renan a dévasté son dortoir, provoquant un début d’émeute !

La SPA, c’est pour le chien de la famille Lambert. Vous vous rendez compte, peuchère, il a une crête bleue maintenant ?! Quant aux milices, les fachos sont comme fous ! Ils disent vouloir « casser du PD » et vous retirer Kevin !

-Mon dieu ! Qu’allons-nous faire ?

-Amenez-moi Kevin ! Putaing ! Il est où Kevin ?

« Je suis ici commissaire ». Kevin a tout entendu et reste coi. Ses yeux sont cernés mais son regard demeure malicieux.

Il dit enfin :

« Commissaire Ramos ! Faites votre devoir ! » Il tend ses des bras devant lui.

« Passez-moi les menottes et menez-moi en prison. J’y mourrai certainement avant d’être condamné aux galères. Mais je n’avouerai jamais. Je ne dirai pas que Samir a piqué du whisky caché dans le bureau de son père. Que la mongole qui s’est plainte des jumeaux est juste une allumeuse et qu’elle n’a pas arrêté de les provoquer eux, et surtout Renan. Et que c’est pour ça qu’il s’est énervé. Que le chien est coloré, ok, mais un shampoing suffira. Je n’avouerai pas enfin, que tous les potes du quartier ont déposé leurs excréments dans les boites aux lettres des fachos. Maintenant, emmenez-moi, je suis votre homme ! »

Les trois hommes, d’abord figés, partirent ensuite d’un fou rire bien difficile à maitriser !

Kevin, lui, mit quelques secondes à se joindre à l’hilarité ambiante. Et les curieux qui avaient commencé à s’attrouper à la vue d’un « représentant de l’ordre », en firent de même !

Le premier à reprendre la parole fut José Ramos :

« Je savais bien que tu étais un bon petit gars Kevin, comme tes copains d’ailleurs. Tu sais, une plainte c’est comme l’imagination parfois. Elle s’envole ! Bon anniversaire Kevin ! Et ne change rien !

 

 

… 15h le 9/05/2017

Kevin organise une boum pour ses onze ans …

 

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Les aventures de Kevin

 

Kevin à la piscinekevin

Pierre et Gérard ont bien du souci. Kevin a piscine, ce mercredi, avec l’école. Mais ce matin, il s’est réveillé avec un léger rhume.

Le pauvre chou ne risque-t-il pas d’aggraver le mal ?

Pendant ce temps là, à la pistache municipale, au pied du plongeoir de 3 mètres …

« Ouais Kevin ! Saute ! Ou t’es une chochotte comme tes papas ! »

-Hey ! Bouée qui parle ! Regarde un peu ça !

La « bombe » de Kevin fit son effet.

Sur le crâne de « la bouée qui parle » tout d’abord, où un joli œuf de pigeon se dessina rapidement.

L’eau projetée, atteignit elle, la jolie robe de Mademoiselle Picouze, la directrice de l’école, qui ne se baignait jamais avec ses élèves.od et moibouée-pizza

Mademoiselle Picouze était une « vieille fille », sévère mais juste … et belle.

Durant ses 15 années d’enseignement, elle avait connu des générations de « loustics », pourtant, Kevin resterait dans son cœur. Elle aimait son esprit droit et intrépide, même si, parfois, il pouvait la rendre folle de rage … ou d’angoisse.

Elle prit une nouvelle fois sa défense.

« Hey ! Bouée ! Heu … pardon … Hey ! Samir ! Sors du bassin, tu mets du sang partout ! »

Samir sembla seulement réaliser qu’il avait un peu la tête fracassée.

Il pleura … et coula !

Les enfants prirent peur :

« Mademoiselle Picouze ! Il coule comme une bielle ! Sauvez-le !

-Ouais le gros loukoum, il va y passer !

-Punaise ! Il a une face rigolote au fond de l’eau ! On dirait qu’il est déformé !od et moi bouillon DSCN1628

Les moments qui suivirent resteront gravés à vie dans la mémoire de Kevin …

« Kevin ! Viens vite! Aide-moi à me déshabiller ! »

Gloups !!! Ce fut à peu de choses près, le son émis par le gosier de Kevin.

Il avait bien joué quelques fois à « touche-pipi » avec Marion et ses copines, mais elles avaient son âge, 9 ans ½, c’est comme si cela ne « comptait » pas.

Là, une femme, une vraie, lui demandait tout simplement de la « foutre à poil » ou presque !

La suite, Kevin la raconta le soir à Pierre et Gérard:

« Elle avait un joli soutif rouge avec des seins dedans et une culotte bleue avec des fleurs jaunes. J’ai un peu touché la marchandise et elle m’a supplié de plonger avec elle.

Alors je l’ai prise dans mes bras et on a volé au-dessus de l’eau avant de piquer comme des mouettes vers le gros tas.

On l’a sauvé et tout le monde nous a applaudis.

Bon, les vioques, c’est pas que je m’ennuie, mais j’ai sommeil. Bisous !»

Pierre regarda Gérard et lui dit :

« Quel petit homme courageux ! Son rhume n’est qu’un souvenir. Mais je me demande si sa fièvre est passée … »

 

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