Poétons un coup …

                                                                Comme une trempe

 

Dans un monde où un regard peut te tuer

Où s’activent les prisonniers pressés,

Faux-croyants en leur liberté

Ils arpentent le pavé … ton pavé.

Salissant ta salle à coucher,

La plus grande qui puisse exister.

La rue fait ton foyer.

Il n’y a pas urgence pour payer le loyer,

La seule nécessité … ne pas trépasser.

Et encore ! Encore un rien du tout !

Et encore ! Chéri (e) nous on s’en fout !

Et encore ! Qu’il meurt ce rien du tout !

Mais qu’il crève ! On n’y peut rien du tout …

Bonjour Madame, une pièce pour un mal logé ?

Pétasse, je suis sûr que tu es mal baisée,

Monsieur, n’auriez pas une cigarette ?

Sympa de votre part et une autre pour Zézette ?

Merci ça fait chaud au cœur, même si,

Je déteste la chaleur ! Les cordons sont serrés.

Et Les Clébards l’on chanté !

Il fait aussi faim … en été !

Et encore ! Encore un rien du tout !

Et encore ! Chéri (e) nous on s’en fout !

Et encore ! Qu’il meurt ce rien du tout !

Mais qu’il crève ! On n’y peut rien du tout …

 Tiens le soir est tombé, c’est l’heure de décarrer.

Sans se faire filocher

Par des bougres mal intentionnés

Qui aiment squatter les carrées

Des cloches bien installées.

Certains sont trop givrés,

Qui ne cherchent qu’à tabasser

Les  miséreux de la vie,

Millionnaires du pavé !

Et encore ! Encore un rien du tout !

Et encore ! Chéri (e) nous on s’en fout !

Et encore ! Qu’il meurt ce rien du tout !

Mais qu’il crève ! On n’y peut rien du tout …

 

Ce qui me gêne. En fait et avant tout,

C’est ne plus t’avoir du tout.

Remarque avec ma gueule,

C’est peut-être mieux …

Que tu ne me vois pas … que tu ne me vois pas.

 

Et encore ! Encore un rien du tout !

Et encore ! Chéri (e) nous on s’en fout !

Et encore ! Qu’il meurt ce rien du tout !

Mais qu’il crève ! On n’y peut rien du tout  …

 

(Et yoho! Une bouteille de rhum!)

Johnny Prunelle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Poétons un coup …

Quelques choses sont arrivées :

Aujourd’hui, quelque chose a fait « Spring ! » dans mes oreilles.

Puis j’ai vu une araignée qui déambulait maladroitement,

Là où je n’en avais plus vue depuis longtemps.

Après, ce fut au tour d’une mouche,chez od et moi araignée

De zozoter dans mon quotidien.

De chercher une pitance, que malgré moi je lui donnais.

Déjà viennent les abeilles, les choses à pattes,

Les êtres à ailes.

Les piafs s‘agitent, leur vie est belle,

Ils foncent comme des sans-tête,

Comme des cascadeurs un peu fêlés.

J’aime cette faune inconsciente

De la plongée,

De notre monde si cadenassé,

Dont ils se moquent ces effrontés !

Leur cœur bat, ils sont enivrés,

Car le printemps vient d’arriver.

 

Auteur: Johnny Prunelle

(Et ioho ! une bouteille de rhum !!!)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poétons un coup …

 

La très belle et le pas si bête :

Assis au pied d’un mur,

L’avenir tu n’y penses pas.

Ou un avenir proche.od et moi rangeo ordiP1040762

Plus qu’un avenir c’est,

Un moment de bravoure

Qui te mettra debout.

Un instant debout !

Un instant debout !

Debout !

Elle arrivera c’est sur,                            Photo E.R

En retard comme d’habitude.

Tu lui baiseras la main,

Le reste c’est moins sur.

Ton cœur fera boum boum,

Pour lui pas d’habitude.

Tu n’es qu’une passade,

Juste un gentil keupon,

Elle ne sait pas encore

Que tu seras une star.

En attendant tu es là,

Assis au pied d’un mur,

Reluquant tes rangeos,

Prêt à faire le cabot,

Au bras de la petite bourgeoise.

Toute fière de faire la belle,

Elle te prend pour un con.

Mais elle n’est pas cruelle,

Ton surnom c’est « poubelle »

Elle trouve ça mignon.

Là tu voudrais la prendre,

Un instant debout !

Un instant debout !

Debout !

Les années ont passé,

Des mythes se sont écroulés.

Mais pas tes certitudes,

La mignonne est devenue,

Toute vieille c’était prévu,

Et toi tu n’es pas mort.

Assis au pied d’un mur,

Tu attends sereinement.

La venue d’une nouvelle,

Pour te remettre debout.

Un instant debout !

Un instant debout !

Debout !

Auteur: Johnny Prunelle

(Et ioho ! une bouteille de rhum !!!)